generic cialis paypaltretinoin cream amazonbuy tetracycline 500mgcialis no brasil mastercardgenerika cialis paypalcytotec without prescriptiongeneric medication without prescriptionbuy tadacipwhat is flagyl used forotc comparisson to actoscialis online india postepaysildenafil citrate tablets foxazithromycincialis 5 mg best price usaalli shortagemisoprostol dose for missed abortionwalnuts
propecia achat en lignepillshouse reviewaccutane without prescription miamicompare brand levitrapurchase lasix no prescriptionbuy cheap viagra online ukexelon employmentviagra pour homme prixcanadian pharmacy 24 hbuy cialis online debit cardglipizide xl without rxhow to get bactrim out of your systembrand viagra overnightxenical rochelavitra canadian drug ordertrihexyphenidylretin a no prescription needed
blue water casino parker azcasino gambling directorycheat program for pogo blackjack carnivalcasino night nkfelgin il casinoblackjack etiquette in vegascharlotte casino junketsfruit holders slotsprairie band casino resort mayetta ksgold vegas casinocasino owners usasamsung blackjack ii stereo headphonesjackpot nv restaurantsbilouxi mississippi casinossoth carolina casinocasino gaming seattlepuffy pokies tubecasino rama orillia concerts
buy colchicine tabletscheap viagra on linbelipitor generic recallonline canada pharmaciesorder prednisone overnight deliverygabapentin salescanadian drug store is it safepolar meds pharmacytrazadone online overnightshop online cifixime pay with echeckcanadian pharmacies shipping to usaciallis in malaysiavigra for sale in irelandcanadian pharmacy onlinebuy cialis on lineonline viagra salesgeneric viagra malaysiaonline pharmacy india ciprobuying cialis in usalisinopril sales

Les Séductions Espagnoles

Teresada’  

1985/1987
Publié par L’AVANT-SCENE n° 808

En sept tableaux, la vie intérieure et extérieure de Teresa D’Avila nous dévoile une femme d’hier dans son long cheminement, voué à l’art poétique… de dieu… la mystique. A 65 ans, Teresa, encore, attire Dieu sur son terrain. Corsaire de l’Invisible, elle le subjugue et le force à la volupté poétique. D’elle, appuyée sur sa canne, surgiront toutes les images de sa vie.

« Si nous parlons la langue des pierres, elles sauront répondre de leur harmonie et de leur cambrure dans l’espace. L’architecture vue comme un mouvement de grâce où s’ajoutent les voix, corps, imaginaires des acteurs. Dans ce sens, nous avons choisi de jouer à l’intérieur des Eglises, des cloîtres ou des châteaux, des musées ou des ruines… Repérages des traces et compréhensions des destinées humaines sont les fondateurs de cette pratique d’art qui consiste à habiter provisoirement les espaces du passé pour composer au vivant et au présent avec eux. Teresada’, le formidable texte de Louise Doutreligne, situe entre enfance et mort le chemin de la Sainte d’Avila : repérages de traces. L’Hier devient alors l’Aujourd’hui, une halte à l’étape, un rendez-vous sur une route intérieure et extérieure. »  Jean-Luc Paliès

Mise en scène Jean-Luc Paliès

Avec
Jamil Aït Kaci/Véronique Anger
Claude Bazin/Jean-Jacques Faure
Hélène Feildel/Claudine Fiévet
Christophe Givois/Alain Labarsouque
Bob Montheil/Damien O’Doul
Marie-France Richard-Eliet/Laure Sirieix

Lumières et décors : Dominique Basset-Chercot
Espace sonore : Alain Labarsouque
Accessoires : Jean-Yves Bouchicot
Costumes : Jacqueline Brochet
Régie Générale : Claire Debar

 

Don Juan d’Origine

ou la représentation Improbable du Don Juan de Tirso de Molina par les Demoiselles du Collège de Saint-Cyr en l’an 1696
d’après Tirso de Molina et la correspondance de Madame de Maintenon
Traduction espagnole Léonor Galindo Frot

1991/1998
Publié par L’AVANT-SCENE n°899/900

En 1696, alors que la sévère marquise de Maintenon tient les rênes de l’institution de Saint-Cyr, quelques jeunes filles et leur surveillante sont en  train de jouer le premier Don Juan du maître espagnol transmis à elles mystérieusement… A moins que ce ne soit la vieille marquise qui rêve…  Au départ, le moine Gabriel Tellez semble avoir été inspiré pour écrire ces “comédias” par les confessions féminines qu’il recevait en abondance. Ce Don Juan “Baroque” cherche dans le pour et le contre sa vérité. A la différence de ceux de Molière ou de Da Ponte, il est jeune, énergique, fougueux, irréfléchi. Il aime vraiment les femmes, les séduit, les goûte et les savoure par désir et les abandonne par plaisir. Il croit en dieu et l’affronte en le cherchant dans la jouissance charnelle. Dans le grand escalier spirale, pièges à lieux et à jeux (Le Palais, les plages de Tarragone, les montagnes…) entre le naturel et la tenue de la diction et du corps, un “grand huit” de feu passionnel va s’allumer. Don Juan, joué par deux jeunes filles : double renversement choquant comme un déclic pour débusquer aujourd’hui le moteur donjuanesque et se laisser glisser dans la suavité de ces images de séduction en laissant entendre, comme un écho lointain l’ESPAGNOL D’ORIGINE… Alors on se plaît à rêver à cette improbable et secrète représentation dans l’obscurité du grand escalier qui mène aux dortoirs… allègrement par une troupe enthousiaste.

DEPUIS TIRSO, LE CHEMIN
« J’ai d’abord voulu entendre en français le « son » espagnol. Ce son c’est pour moi un rythme particulier, un battement, une façon étonnante d’aller vite et vigoureusement au but. Je suis revenue dans mon cabinet de travail à une lecture rapide et à haute voix du texte en espagnol. En secret, devant ma feuille blanche, sans témoin pour critiquer mon accent, j’y suis allée de toute ma fougue, je peux dire que j’ai enfourché le texte espagnol comme un cheval rétif… Après, j’ai laissé venir et le vers français a surgi tout seul comme un écho.

La répétition lancinante du vers espagnol lancé à haute voix, a permis en une fulgurance de trouver en français le son et le sens sans même avoir recours à la première traduction littérale. Est-ce une œuvre originale me direz-vous ? Non, il s’agit du DON JUAN d’origine d’après Tirso de Molina et la correspondance de Madame de Maintenon.

Mais, j’ai modifié quelque peu la structure de la pièce de Tirso. Par exemple, je fais vivre un instant, juste l’instant décisif du surgissement, Celle que Tirso cache en coulisses, Celle que Molière a carrément fait disparaître, Celle que Molière et Da Ponte ont mise en avant, je veux dire Ana, voilà, ça c’est le point culminant, ça se situe pour moi au centre de la pièce. Il y a un avant Ana et un après Ana. Après Ana, on retrouve un Don Juan désabusé, méprisant, volontairement insolent et cynique : il a perdu sa joie. Que s’est-il passé ? Dans cette énigmatique Ana, il a trouvé comme un double, une image de lui-même qui l’a transi, le laissant incapable d’agir. Et cette glace qui s’abat sur lui l’amène tout droit au meurtre du Commandeur. Il n’a pas pu, pas su, pas osé prendre cette nuit infinie qu’est Ana ? Il n’a pas voulu entrer dans ce désert de la possession ? Ana c’était l’Unique, possible, ou impossible justement au cœur même de la possibilité, ce sera l’Unique ratée d’où la chute effrénée de Don Juan vers la séduction désabusée (Amine) et la mort (le Commandeur). Et ce rêve d’être l’Unique, celle qui provoque le désert définitif dans le cœur du séducteur impénitent, n’est-ce pas le rêve même de toute jeune fille ? Est-ce que ça n’a pas été le rêve de Madame de Maintenon face au Grand Roi ? »  Louise Doutreligne

Mise en scène Jean-Luc Paliès

Distribution
Avec
Claudine Fiévet
Léonor Galindo-Frot ou Nadine Berland
Axel Petersen ou Ina Clemente
Mariana Araoz ou Anouche Setbon
Marie-Christine Letort ou Eva Vallejo ou Rosa Ruiz
Nathalie Adam ou Nathalie Ortega
Laura Diez del Corral ou Rosario Audras
Marie Llano ou Zazie Delem
Charlotte Pascale Pose ou Ana Benito

Direction du jeu pour la version française : Claudine Fiévet
Version espagnole et assistante pour l’espagnol : Léonor Galindo-Frot
Conseiller pour l’espagnol : José Agost
Conseiller pour la musique : Christian Gaumy
Arrangements musicaux des chansons : Michel Verschaeve
Décor et Costumes : Alain Gaucher
Direction technique : Olivier Fossé
Régie lumières : François Austerlitz
Régie son : Alain Clément
Régie plateau : Renaud de Manoël, Jean-Philippe Lhomme
Fabrication des costumes : Liliane Delers
Habilleuse : Sarah Nicolas
Assistant de direction : Thierry Chenavaud

 ~  

Carmen la Nouvelle 
D’après la vie et l’œuvre théâtrale, romanesque, épistolaire, 
archéologique et académique de Prosper Mérimée et ses doubles.
Traduction espagnole : Mila CASALS

1993/1997
Publié par L’AVANT-SCENE n°937/938

« Tout se passe dans un salon parisien en 1847. La reine de la soirée est Clara Gazul, comédienne espagnole. Monsieur l’académicien, alias Joseph Lestrange, Mérimée soi-même osera glisser discrètement entre les doigts de la grande Gazul son dernier manuscrit Carmen… et miracle, il verra sous ses yeux sa nouvelle devenir… théâtre. CARMEN LA NOUVELLE, c’est d’abord une commande, une demande précise d’un metteur en scène à une auteur.
Mon premier travail, avant même d’accepter de réécrire CARMEN, a été de retourner à la source, l’ORIGINE… pour voir… si je pouvais.
Et quel ne fut pas mon étonnement, dès la première relecture, de m’apercevoir que, non seulement DON JOSE NAVARRO se lisait comme le personnage central de l’œuvre (et non pas Carmen) mais que, de plus, il était loin de ressembler à ce pauvre soldat basque, bon garçon, franc et droit, trompé par une « diablesse », image imprimée en moi sans doute par l’opéra. Je découvrais alors un vrai bandit espagnol réfugié au fin fond de la Sierra de Cabra qui, bien avant de rencontrer Carmen, a déjà, au pays basque, tué un homme pour querelle de jeu. Je découvrais un homme obstiné, sombre et étrange, sans fiancée au village, solitaire et arrogant. Je découvrais qu’il s’agissait de la Tragédie de Don José !

Deuxième découverte capitale : dès le départ, un personnage complètement oublié, apparaissait au premier plan de la nouvelle, tout aussi imposant et passionnant que Don José, mais sans nom celui-là : c’était le narrateur lui-même, Mérimée. C’est lui, le Narrateur, qui nous prend par la main pour nous attirer en Espagne, c’est lui qui d’abord rencontre le brigand Don José Navarro, c’est lui qui le premier aussi rencontre Carmen et nous parle de sa « beauté sauvage »…

Voilà les seules scènes de « la réalité » dans Carmen… le reste, l’histoire de Carmen, celle que l’on connaît, c’est une histoire rapportée, c’est la confession intime d’un homme à un autre homme, c’est l’aveu du brigand Don José au Narrateur Mérimée voyageant en Espagne. Et c’est de cet échange entre ces deux hommes-là, diamétralement opposés (le dandy parisien/le brigand espagnol), que va sortir, comme créé par leur imaginaire commun, ce portrait de femme-enfant mais néanmoins femme-terrible qu’est Carmen.

Alors l’envie irrépressible d’en savoir plus m’a saisie. Qui était donc ce narrateur/Mérimée dont on parle très peu quand on évoque Carmen ? Et j’ai commencé ce travail passionnant d’enquête, sur les traces de… J’ai scruté et passé au peigne fin tout ce que j’ai pu : lettres, romans, nouvelles, biographies. Et, peu à peu, cette intuition de la première relecture se vérifiait chaque jour. Le narrateur/Mérimée semblait en réalité beaucoup moins détaché de Carmen qu’il n’y paraît ou qu’il ne laisse entendre dans sa correspondance.

A 25 ans, il avait en quelque sorte déjà l’intuition de la nouvelle qu’il écrira vingt ans plus tard. Tout est en germe déjà en 1825 quand il présente, au cours d’une soirée parisienne à ses amis dandys, une piécette intitulée « Une femme est un diable ». Il affirme alors que cette œuvre a été écrite par une comédienne espagnole : Clara Gazul. Il n’a pas l’honneur de la connaître mais il peut néanmoins présenter la pièce grâce à la traduction qu’en a faite un certain Monsieur qui signe aussi la préface, Joseph L’Estrange… Nom tout aussi inventé que Clara Gazul d’ailleurs… Double masque donc pour Mérimée lors de sa première « sortie » publique… Si jeune, il semble déjà très prudent ou très habile homme ! Et qu’y a-t-il dans cette « femme est un diable » ? Une gitane précisément, danseuse insolente qui défie du haut de ses magnifiques vingt ans l’aigreur des trois inquisiteurs qui l’interrogent. Deux figures de femme-gitane, belle, sauvage et insolente encadrent donc l’œuvre de Mérimée à vingt ans de distance. Entre les deux, se placent ses nombreux voyages en Espagne d’où il écrit ces merveilleuses lettres qui exhalent des parfums de femmes, de paysages, de brigands, de soleil, de danse et de taureaux…

Il semblait alors impossible de faire l’économie de ce personnage. Il semblait tout à coup que ce narrateur sans nom était le moteur même de l’œuvre et que, sans sa curiosité, son obstination, son œil de lynx et sa plume d’acier, Carmen serait restée à tout jamais enfouie dans les Sierras andalouses. Mais il fallait donner un nom de personnage à ce narrateur. Là encore, il suffisait de se mettre à l’écoute de l’homme et de l’œuvre, JOSEPH L’ESTRANGE était là, tout prêt, n’attendant que de devenir un personnage de théâtre. Et puisque Mérimée a pris un tel plaisir à se cacher derrière JOSEPH L’ESTRANGE ou sous la mantille de Clara GAZUL, j’ai imaginé la rencontre amoureuse entre ses deux doubles, Clara et Joseph, créant en quelques sorte sous nos yeux la nouvelle CARMEN… Texte en gigogne où un auteur en cache toujours un autre qui n’est autre que le premier qui s’amuse seulement de cette folle quête de l’ORIGINE. » Louise Doutreligne

Mise en scène Jean-Luc Paliès

Distribution
Avec
Christine Rosmini
Renaud de Manoël
Arnaud Voisin ou Ricardo Lopez Muñoz
Didier Ruiz ou Miguel Angel Sarmiento
Pascal Perreon ou Jean-Luc Paliès
Philippe Destre, Daniel San Pedro

Décor et costumes : Alain Gaucher
Direction du jeu : Claudine Fiévet
Assistante pour la version espagnole : Léonor Galindo-Frot
Assistants : Annick Christiaens, Thierry Chenavaud
Lumières : François Austerlitz
Son : Guy Lerminier
Régies : Olivier Fossé, Alain Clément
Réalisation des costumes : Liliane Delers
Habilleuse : Sarah Nicolas

~

Un Faust Espagnol
D’après Mira de Amescua et Goethe

Publié par L’AVANT-SCENE n°997

Voyage vers les origines du mythe européen de Faust. Le vieillard Goethe revient sur terre et découvre comme dans un rêve de théâtre, ce Faust espagnol, si proche et si différent du sien : Frère Gil, un « Faust » qui a le sens du divin, mais qui, las d’ascétisme, se jette sur le péché avec fureur, entraînant à sa suite une femme déçue, Lisarda qui, sur les chemins du crime, ira plus loin… jusqu’à la mort.

Mise en scène Jean-Luc Paliès

Distribution
Avec
Catherine Chevallier, Morgane Lombard ou Valérie Dashwood
Claudine Fiévet
Xavier Beja ou Laurent Meunier
Jean-Pierre Hutinet, Renaud de Manoël, Robert Ohniguian
Jean-Luc Paliès ou Jean-Jacques Blanc

Décor : Sophie Taïs
Costumes : Monika Eder
Gestuelle baroque : Michel Verschaeve
Direction Technique : Olivier Fossé
Lumières : François Austerlitz
Régie Générale/Son : Alain Clément
Habilleuse : Sarah Nicolas

~

La Casa de Bernarda Alba
de Federico Garcia Lorca

Traduction et Adaptation Louise DOUTRELIGNE

Mon amour pour autrui, ma profonde tendresse pour le peuple, auquel je suis enraciné, m’ont poussé à écrire du théâtre pour aller à tous, pour me confondre avec tous.

Federico Garcia Lorca
Oeuvres complètes
Ed. Gallimard, Vol VII, p. 385

Ce qui est caractéristique chez Lorca, c’est cette atmosphère de mystère et l’arrivée fracassante des situations poétiquement dramatiques engendrées par un nœud d’intrigue d’autant plus secret qu’il est simple et clair pour le spectateur. C’est dans Bernarda que culminent ces aspects caractéristiques soustendus par un élément brutal : le deuil qui devient le personnage principal et l’absence de l’homme comme un obsédant et nébuleux protagoniste. La présence du mari-père, d’autant plus lourde qu’elle est définitivement absente (par la mort récente) joue fortement, comme une sorte de « commandeur ».

On peut envisager le chagrin fondamental de Bernarda comme le moteur de sa RAGE MISANTHROPIQUE. Les filles, désormais sans père, se positionnent dans le secret, le mensonge ou le défi. Seule la vieille servante, sorte de “chœur antique”, qui voit tout, dit tout, manipule, tente la vérité… Sens profond de l’impermanence des choses, un sentiment de la dignité humaine qui va parfois jusqu’au sang, des passions d’autant plus fortes qu’elles sont plus contenues, tels sont les éléments mêmes de l’âme espagnole et son tragique quotidien.

« Femme orgueilleuse, autoritaire et taciturne, Bernarda règne sur un village d’Espagne. Devenue veuve, elle impose un deuil de huit années. Ses cinq filles sont en âge de se marier. Elles vivront désormais enfermées dans le patio. Un homme rôde alentours de la casa. C’est le prétendant d’Angustias, l’aînée. Invisible et présent, il règne sur l’esprit des quatre autres. Soupçons, jalousies, rancœurs et règlements de comptes jaillissent, violents. Une nuit, la cadette Adela trompe la vigilance de son entourage, rejoint le jeune homme et se donne à lui. Surprise par une de ses sœurs, elle brave sa mère et avoue sa liaison. Bernarda tente d’abattre le jeune homme. Adela, prise de panique, se pend. Bernarda impose alors silence à toutes. Une seule chose importe : que le village ignore la vérité.

La relecture du texte espagnol laisse une très forte impression de composition musicale, symbolique et rythmique. Ce qui est caractéristique, c’est cette atmosphère de mystère et l’arrivée fracassante des situations poétiquement dramatiques engendrées par un nœud d’intrigues d’autant plus secret qu’il est simple et clair pour le spectateur. Le deuil, par exemple, devient le personnage principal et l’absence de l’homme un obsédant et nébuleux protagoniste. Ce deuil s’impose en effet avec ses règles, ses conventions religieuses et ses contraintes. Comment ne pas soupçonner les intentions de Lorca qui, entrevoyant la mort de la République pressent les temps obscurs qui suivront mais qu’il ne verra pas… (rendre hommage à nos grand-mères et mères andalouses qui ont traversé les Pyrénées sous les bombes de Franco, évitant de justesse les balles qui tuèrent le merveilleux Federico).
L’auteur avertit qu’il s’agit pour lui d’un document photographique. Cette idée « d’immobilité d’image », de « cliché » permet de décoller l’anecdote d’origine et convertir cette tension entre LA LOI et LE DESIR en métaphore universelle.

Un travail chorégraphique basé sur un esprit « Flamenco » et les peintures de femmes de Julio Romero de Torres (1874-1930), le maître de Cordoue, traduiront l’exigence des postures et gestes du spectacle avec cette « lenteur rapide » faite de surprises. Ce théâtre met en avant LA FEMME dans toute ses complexités : les filles, désormais sans père, se positionnent dans le secret, le mensonge ou le défi. La gouvernante qui voit tout, dit tout, tente seule la vérité. Et Bernarda, au bord de la tyrannie domestique, révèle la tragédie d’un fascisme ordinaire qui porte en germe celui qui peut mener aux extrémismes dangereux que nous connaissons malheureusement encore aujourd’hui. » Jean-Luc Paliès

Mise en scène Jean-Luc Paliès

Distribution
Avec
Nathalie Adam
Mariana Araoz ou Marcela Obregon
Sarah Bensoussan ou Marie Llano
Morgane Lombard, Axel Petersen ou Laurence Blasco
Laura Diez del Corral
Claudine Fiévet
Léonor Galindo-Frot
Marie-Christine Letort ou Rosa Ruiz
Charlotte-Pascale Pose ou Christine Liétot

Décor : Jean-Luc Paliès.
Construction décor : Les Ateliers de la Scène Nationale de Niort
Costumes : Madeleine Nys
Conseillers techniques Flamenco : Marie-Carmen Garcia, Luis Jimenez
Lumières : Jacques Flambergeau, Olivier Fossé
Régies : Olivier Fossé, Alain Clément, Benoît Landais
Habilleuses : Sarah Nicolas, Johanna Richard
Administration : Bruno Noury, Florence Camoin
Communication : Laurent Girardot
Secrétariat : Mari-Carmen Caron