Vienne 1913, les prémiSSes du pire

Nouvelle création 2021,
Vienne 1913 les prémiSSes du pire, d’après la pièce d’Alain Didier-Weill, une adaptation de Louise Doutreligne, mise en scène par Jean-Luc Paliès.

Au sein d’une société brillante (Freud, Klimt, Jung,
Von Klast, etc.) comment un jeune indigent se prénommant Adolf en arrive à cette sorte
« d’illumination »  dont il est malheureusement question dans le futur « Mein Kampf » où brusquement tout s’ordonne autour d’une explication univoque : l’antisémitisme !! … 

Festival Off, Avignon 2021 – du 7 au 31 juillet – 10H

Distribution :
Oscar Clark (Adolf)
Estelle Andrea (Lyrics, Didascalies, Homme mou, Directrice, Olga )
William Mesguich (Hugo Von Klast, Hans)
Magali Paliès (Lyrics, Didascalis, Komandant,  Greta )
Alain Guillo (Gardien, Hanisch, Jung, Klimt, Père Johan, Liebermann, Guido)
Nathalie Lucas (Molly)
Jean-Luc Paliès (Sigmund Freud, Professeur Panofsky),
Claudine Fiévet (Baronne Von Klast,  Professeur Kreijbich)
Catherine Brisset  (musique sur Verre )

Mise en scène : Jean-Luc Paliès
Adaptation : Louise Doutreligne
Scénographie et Lumières : Lucas Jimenez
Régie générale : Jean-Maurice Dutriaux

Contact diffusion : Scènes&Compagnie
Frédéric Bernhard : 06 83 85 60 95
contact@sceneetcies.fr www.sceneetcies.fr

Co-production : Théâtre Coluche (Plaisir – 78) et Serge Paumier production

Soutiens : Région Île de France, Département 94, Ville et Fond de Solidarité de Fontenay sous Bois, ADAMI

Photos prises par Xavier CANTAT les 17 et 18 nov. 2020 pendant la Résidence Territoriale au Théâtre Coluche, Ville de Plaisir (78)

© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
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© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT
© Xavier CANTAT

Avant-première de création et captation Vidéo au Théâtre Coluche de Plaisir (78), les 19 et 20 novembre 2020.                      Création au Théâtre des Gémeaux, Festival Off, Avignon en juillet 2021

Teaser extraits de Vienne 1913


Note d’intention de Mise en scène VIENNE 1913 (Version 2021)

Freud, dans le train qui le mène à Munich en 1913, écrit à sa fille Anna ; on entend les mots de la lettre en off mélangés au bruit du train… Ce nouveau spectacle commencera comme cela avec le bruit du train comme une émotion auditive qui devrait évoquer à la fois les « wagons plombés » et ceux de la grande roue du Prater de Vienne… 

Après l’immense succès au OFF 2007, nous avions envisagé avec Alain Didier Weill le projet d’un film qui aurait pu débuter par ce flash-back dans lequel Freud et le jeune Adolf voyageraient en parallèle dans le même train !! …cette belle idée, comme bien d’autres, a rejoint le « cimetière des projets avortés » ; mais le sourd travail « inconscient » a bien dû continuer. 

En effet, après 13 ans, il était grand temps de composer une nouvelle interprétation de cet « Opus vénéneux » (et rendre hommage, ainsi à l’Ami Alain qui nous a quittés fin 2018.) 

Pour cette « nouvelle version », nous envisageons donc un spectacle beaucoup plus court et encore plus choc, de 85 minutes avec de très notables différences : 

Une adaptation revisitée… par une grande dramaturge contemporaine (Louise Doutreligne) pour un propos plus ramassé au cœur des problématiques de la construction des fanatismes et de l’antisémitisme, de ses origines et développement… en préservant humour et force. 

Une Jeune distribution renouvelée ; complétement détachée de la partition avec moins d’importance donnée au personnage d’Adolf, plus banalisé (malheureusement reconnaissable et finalement plus dangereux car superposable aux « gentils » fanatiques d’aujourd’hui) et surtout en privilégiant le personnage aristo de Hugo (et sa « Baronne » de Mère) avec leur « antisémitisme d’héritage » communicatif, partagé par en grande partie par le politique et les catholicismes d’alors. 

Une partition musicale intégralement sublimée Avec 3 jeunes musiciennes de très haut niveau permettant d’aborder les musiques (dites) difficiles mais sublimes de Schoenberg ou Mahler par exemple… et aussi des parties improvisées par « la cristalliste » sur son instrument de prédilection Baschet… 

Une lumière découpée plus concentrée. Nous oublierons souvent le plan général pour aller comme au cinéma vers plus de plans resserrés, mettant en avant les duels, les belles scènes de psychanalyses et les conflits caractéristiques ; ceci permettant un découpage plus cut, privilégiant le côté presque thriller appuyé en cela par une Scénographie plus souple et plus mobile. 

Un final cinématographique : Molly la naïve, le beau personnage populaire troublé, ne peut empêcher en 1913 l’irrésistible décision d’Adolf, plein de ses « idées paranoïaques définitives» , de quitter Vienne pour Munich. On le retrouve bien dans le même train que Freud qui reprend sa lettre où il nous livre l’espérance de la guérison d’Hugo !… Bruit du train de Nouveau et précipitation de l’histoire… Bruit de Cristal brisé ! FIN. 

En saisissant la nécessité de cette version nouvelle qui préservera bien sûr ce qui a fait le succès de la primo création, on ne peut que s’interroger sur le retour en nausées de ces sombres « idées » qui traversent ces temps-ci, certains esprits, certains médias, des réseaux… et qui appellent notre vigilance renouvelée. 

JEAN-LUC PALIES